Séminaire du 07/04/2026 : « Voix de femmes en France, en Italie et ailleurs. Regards interdisciplinaires sur le genre »

Publié le 19 janvier 2026 Mis à jour le 15 février 2026
Date(s)

le 7 avril 2026

17h-19h
Lieu(x)

Nice, Université Côte d'Azur, En ligne

Campus Carlone, salle A331 (anciennement H301), ou sur Zoom en demandant à daniela.vitaglione@univ-cotedazur.fr, ou à dana.portaleone2@unibo.it
17h-18h : Monica FARNETTI (Université de Sassari), Le temps débridé chez Goliarda Sapienza

Dans l’ensemble de son œuvre, et tout particulièrement dans L’Art de la joie, Goliarda Sapienza enseigne et donne à voir un rapport au temps bien plus satisfaisant que celui que nous connaissons. En faisant éclater le continuum, en se concentrant sur la plénitude et l’intensité de l’instant, et en valorisant le paradigme de la naissance, à côté et plus encore que celui de la mort, pour définir l’existence humaine, elle s’inscrit à juste titre dans une généalogie de penseuses qui permettent de porter un autre regard sur la tradition philosophique.

18h-19h : Azélie FAYOLLE (Centre d’études de la langue et de la littérature française, CNRS), Penser son oppression : recherche de la Femme nouvelle et pensée d'une classe des femmes chez les Saint-Simoniennes de La Femme libre (1832-1834)

Alors qu'elles fondent le journal La Femme libre (1832-1834), considéré comme le premier journal féministe francophone, les quelques prolétaires qui en sont à l'origine se confrontent à des problèmes de taille : comment expliquer et justifier leur oppression et leur révolte, et comment se constituer en classe des femmes ? Inscrites dans le mouvement politico-religieux qu'est le saint-simonisme, elles se mettent elles aussi, en marge de la Famille, à la recherche de la Femme nouvelle, véritable Messie dont la parole doit faire advenir un monde nouveau. Leurs interrogations ouvrent le XIXe siècle des féminismes et amèneront aussi à questionner la méthodologie mise en œuvre pour saisir ce qui ne se pense pas encore : l'oppression des femmes.

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