Séminaire : « Voix de femmes en France, en Italie et ailleurs. Regards interdisciplinaires sur le genre » 03/02/2026
Publié le 23 janvier 2026
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Mis à jour le 23 janvier 2026
Date(s)
le 3 février 2026
17h-19h
Lieu(x)
Nice, Université Côte d'Azur, En ligne
17h-18h : Elena PORCIANI (Université de la Campanie “Luigi Vanvitelli”), DiVerse, un projet de recherche et une archive sur la poésie féminine en Italie de 1945 à 2000
Dans mon discours je présenterai le projet PRIN 2022 duquel je suis Principal Investigator et qui voit la participation des trois Unités de recherche : l’Unité de la LUMSA, l’Unité de l’Université de Florence et l’Unité de l’Université de la Campanie ‘Luigi Vanvitelli’. Chaque Unité a le but d’examiner un spécifique aspect de l’objet de recherche : respectivement, les constants thématiques et formelles des textes, les formes de l’expérimentation intermédiale et le rapport avec le féminisme ; de plus, les trois Unités collaborent à la construction d’une archive digitale et fichent transversalement les traductions faites par les poétesses italiennes de la poésie féminine étrangère. En particulier, je montrerai les données déjà publiées et les sections de l’archive et je me concentrerai sur les lignes de recherche de l’Unité campanienne, en présentant les premiers résultats de notre travail et en traitant la question du sens d’une étude littéraire de genre.
18h-19h : Pinar SELEK (Université Côte d’Azur), Le rôle de la masculinité normative dans la production de la violence politique
À partir d'une enquête de terrain sur le service militaire en Turquie, il s'agira de démontrer le rôle de la masculinité normative hétérosexiste dans la production de la violence politique. Le service militaire, faisant partie d'une institution totale (Goffman) qu'est l'armée, fonctionne comme une « économie politique des corps » qui (re)produit des sujets apprenant à maîtriser leurs capacités de violence tout en intériorisant leur subordination hiérarchique. Si elle prend des formes particulières en Turquie, cette expérience militaire participe à un ordre patriarcal plus large qui fonde l'adhésion à la violence légitime exercée par l'État, dans de nombreux autres contextes, avec leurs variantes et spécificités, où le pouvoir masculin s'obtient, par un paradoxe apparent, à travers la soumission, l'humiliation et l'intériorisation de la hiérarchie.